Pepiflo sur Tebeo TV

Pepiflo était l'invité de l'émission "Des idées plein la terre" du 12 octobre 2017 sur Tebeo TV

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PÉpiflo Le Télégramme novembre 2014

Nouveau : Une pépinière de fruitiers bio

Pepiflo  le telegramme 1-11-14

Elle s'appelle Florence Trémorin et vient de créer Pépiflo, pépinière bio entièrement dédiée aux jeunes arbres fruitiers. Installée sur le site de Chaussepierre, à Taulé, mais en bordure de Locquénolé, elle y développe une activité de production et de vente directe de jeunes arbres fruitiers en racines nues.

Vaccinée à la pomme

Cette jeune femme, originaire d'Ille-et-vilaine, avoue durant son enfance avoir été vaccinée à la pomme. Son grand-père et son père l'ont initiée au monde du verger, au respect du sol et des cycles des saisons. Elle a beaucoup appris au contact de spécialistes des fruitiers et se lance dans cette activité rare. En effet, il n'existe seulement qu'une autre pépinière du même type en Bretagne. Après avoir défriché le terrain, elle a installé deux serres ouvertes sur 2.500 m² d'exploitation. Les pieds-mères destinés à recevoir les greffes et les scions s'y complaisent à merveille. Les 150 noms de variétés de pommiers, poiriers, pêchers, pruniers, figuiers, cerisiers, cognassiers, abricotiers et petits fruits fleurent bon la tradition et la poésie. Sa production, certifiée « Nature et progrès », est effectuée sans aucun traitement ni engrais chimique. Elle reprend à son compte le proverbe : « Le meilleur moment pour planter un arbre, c'était il y a 20 ans, le deuxième meilleur moment, c'est maintenant ! » Mis en terre après la chute naturelle des feuilles, les plants en racines nues offrent des vraies garanties de réussite.

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Pepiflo Ouest France 12 Novembre 2014

La pépinière bio de Florence Trémorin a ouvert ses portes depuis le vendredi 7 novembre. Des mois de travail ont été nécessaires pour parvenir à une production écologique.

Ouest France Pepiflo

A Taulé, dans le lieu-dit de Chaussepierre, 1 500 arbres sont prêts à être vendus. Florence Trémorin en a pris soin pendant des mois, avec toute la méticulosité nécessaire à la production bio : "Cela demande une surveillance énorme", admet-elle.

Aucun produit chimique utilisé

Elle n'utilise ni pesticides ni produits chimiques pour éliminer les dizaines de parasites qui peuvent mettre en péril ses précieux greffons. La majorité du travail est manuel : "Je passe entre les rangées d'arbres, je retourne les feuilles et j'écrase les pucerons à la main", explique-t-elle.

Lorsqu'il y en a trop, elle utilise du savon de Marseille, ou des préparations de plantes, aussi utilisées comme des biostimulants. La prèle, la fougère-aigle et le sureau noir sont ses meilleurs alliés contre les indésirables.

Elle travaille uniquement avec du mulch, une sorte de paille composée de déchets organiques, de compost et de paillis, qu'elle répand au pied de ses arbres. "La terre reste fraîche, ce qui permet de limiter les arrosages, précise-t-elle. Et puis, sous le mulch, il y a plein de petites bêtes qui pré-digèrent les nutriments. Ils deviennent alors consommables par la plante."

Une vie d'observation

Selon Florence Trémorin, le véritable challenge est "la connaissance de la vie du sol". "On dit qu'il faut redonner à la terre autant qu'on lui prend, explique-t-elle. Si un arbre produit 70 kg de fruits, il faut redonner au sol 70 kg de feuillages, de branchages."

Un cercle vertueux, dont la compréhension demande "une vie d'observation", tant la vie du sol est subtile.

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Pépiflo dans éco-bretons du 26-11-14

Florence Trémorin dans sa serre d'arbres fruitiers (c) Carole Jacq
Florence Trémorin vient d’ouvrir une pépinière fruitière bio sur la commune de Locquénolé dans le Finistère. À 40 ans, elle se lance un challenge de taille mais qui s’inscrit parfaitement dans la continuité de son parcours. Reportage.

« J’ai été presque 15 ans fleuriste et j’ai toujours été passionnée de jardins, j’ai toujours travaillé les mains dans la terre. Mais avec les années, le métier de fleuriste n’avait plus de sens, je travaillais avec des végétaux qui avaient parfois traversé la planète, et mon regard a changé aussi. » raconte Florence.


Après avoir exercé différents métiers « mais toujours proches du vivant », Florence a rencontré de nombreux agriculteurs bio du Grand Ouest qui l’ont aidé à réfléchir à son projet. Il y a quelques années, elle rencontre Cyril Macler, pépiniériste fruitier sous le label Nature et Progrès à Plougonver (22), qui la pousse à s’installer, « à partir de là, c’est devenu évident pour moi », raconte-elle.

Un parcours qui n’a pas été de tout repos, en particulier au moment de trouver le terrain. « J’ai cherché des terres pendant deux ans. Ce terrain, je l’ai acheté en friche à la mairie, et si je l’ai eu, c’est parce que personne n’en voulait. Nous avons dû évacuer beaucoup de cailloux et je n’ai pu le découvrir vraiment qu’une fois le broyeur forestier passé. Il y avait aussi 56 cyprès en bordure qu’il a fallu retirer et dessoucher. » informe-t-elle.

« Quand je greffe quelque chose de trois centimètres et que trois mois après, elle atteint 3 mètres de haut, je trouve ça fascinant ! C’est beau, ça sent bon et ça donne des fruits. » ajoute Florence.

Entièrement bio, la production de 1 500 arbres pour cette année s’adresse principalement aux particuliers. Cette petite production lui demande énormément de temps de surveillance. En effet, elle n’utilise ni engrais chimique ni traitement et travaille avec des méthodes naturelles telles que les engrais verts, le mulching (qui signifie « paillage » en anglais et caractérise une technique de fertilisation naturelle), le fumier bio et le désherbage naturel.

Un espace d’accueil en bois a été fabriqué, il est ouvert au public du vendredi au samedi de novembre à mars. De taille humaine, « les gens peuvent venir choisir leur arbre, me rencontrer, je peux les accompagner dans leur choix et ils peuvent réserver les arbres à l’avance. C‘est aussi un moment pour expliquer les règles de base tel que le respect des rythmes de vie des végétaux», explique Florence.

« Je vends uniquement des arbres d'un an et quelques uns qui ont deux ans. En effet, plus un arbre est jeune et plus son installation sera facile. Il faut respecter l’équilibre entre le système racinaire et le système aérien. Nous sommes amenés pour des raisons pratiques à couper les racines afin de faciliter le transport. Pour les petits arbres ce déséquilibre est moindre et cela évite de créer un stress qui peut-être dommageable. » conclut-elle.

Un article réalisé par Carole Jacq pour notre partenaire Eco-Bretons, www.eco-bretons.info

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